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Professionnels chargés de l’application de la loi

Constable Ray Lamarre, professionnel chargé de l’application de la loi

Ray Lamarre est l'agent des services policiers communautaires au poste de Greenbank depuis six ans et membre du Service de police d'Ottawa depuis 20 ans. Dans le cadre de ses fonctions, il est engagé dans des projets de sécurité communautaire et de prévention du crime, mais il passe également beaucoup de son propre temps dans la communauté, que ce soit pour prendre la parole à des tribunes communautaires, assister à des événements dans le quartier ou entrer en contact avec les membres de la communauté en se promenant simplement dans son quartier. Les gens savent qu'ils peuvent toujours lui parler.

Dans son travail de police communautaire, Ray Lamarre cherche à donner à la communauté les moyens de lutter contre le crime de l'intérieur. Ce but, il le poursuit infatigablement. Extrêmement sensible aux questions de sécurité communautaire et personnelle, il fait preuve de compassion et de dévouement dans son travail auprès des membres de la communauté et des bénévoles. Son aptitude à se fondre sans effort dans sa communauté permet d'établir une confiance issue de contacts personnels et d’un respect mutuel. Ce lien profond est un atout considérable dans les efforts pour accroître la sécurité de la communauté.

La compréhension profonde qu'a Ray Lamarre de l'importance de sensibiliser le grand public aux questions de sécurité communautaire est aussi l'une de ses grandes forces. Souvent sollicité par les médias, il est toujours disposé à parler aux journalistes et à travailler avec les médias pour s'assurer que le bon message est transmis de la bonne façon au public.

L'engagement de Ray Lamarre dans sa communauté a pris de nombreuses formes :

  • Son rôle a été essentiel dans l'expansion du programme de Surveillance du voisinage à la grandeur de la ville, consacrant beaucoup de temps et d'efforts pour mettre en œuvre des initiatives de changement et de renforcement du programme. Ses efforts ont contribué à réduire la criminalité en mettant l'accent sur la responsabilité individuelle en matière de sécurité communautaire.
  • Il a joué un rôle majeur dans la formation des patrouilleurs du programme de la Patrouille des sentiers créé par la Commission de la capitale nationale en 1997. Ce programme a pour objet d'informer, d'accroître la sécurité et le civisme et de promouvoir une vie active et saine sur les sentiers récréatifs d'Ottawa. Ray a participé activement à la sélection, à la formation et à l'évaluation des bénévoles.
  • Il travaille avec les organismes communautaires et les aide à resserrer les liens au sein de leurs communautés respectives afin de résoudre leurs problèmes. Il est souvent appelé à participer à des interventions et causeries destinées aux membres de la communauté, notamment aux jeunes. Ray se montre toujours disponible pour les forums ou événements communautaires, où il prend souvent la parole pour traiter de questions qui concernent la communauté, comme le vandalisme ou les problèmes de drogues et d'alcool.
  • Le problème de la violence envers les personnes âgées est aussi un domaine qui l'intéresse. Il a fait des exposés à ce sujet dans de nombreuses communautés et résidences de retraités et a aidé à mettre sur pied des forums sur la sécurité des personnes âgées dans le but de faire mieux connaître aux aînés les moyens de se protéger contre le crime. Il a également donné des conférences sur la violence envers les personnes âgées à l'Hôpital psychiatrique de Brockville, à l'Hôpital Royal Ottawa et dans le cadre du programme de soins infirmiers gériatriques de l'Université d'Ottawa, ainsi que sur le rôle de la police dans les interventions sociales au Département de criminologie de l'Université d'Ottawa.
  • Il a participé à la mise sur pied du programme « Protégeons nos enfants » qui vise à informer les élèves du danger que présentent les prédateurs sur Internet.
  • Il est adepte de « promenades dans le quartier » au cours desquelles il se promène dans les rues de sa communauté pour rencontrer les gens, donner des conseils de sécurité communautaire et parfois proposer « à l'improviste » des solutions aux problèmes.

Voilà quelques-uns des exemples de l'action de Ray Lamarre dans sa communauté. Du fait que son attention est tout entière tournée vers la prévention du crime et la sécurité communautaire et qu'il n'hésite pas à partager ses connaissances dans ce domaine, il aide à créer une communauté mieux informée et à atténuer le sentiment de crise que bien des gens ressentent. Étant joueur d'équipe, il reconnaît d'emblée la contribution de ses nombreux collaborateurs, dont les 22 bénévoles qui travaillent à son bureau et qui « facilitent son travail ».

Malgré sa charge de travail, Ray Lamarre s'est inscrit à l'Université d'Ottawa, où il fait une maîtrise en histoire portant sur les minorités linguistiques et visibles et leur apport à l'identité canadienne.

Susciter la confiance, établir le dialogue et trouver des moyens pour améliorer la prévention du crime et la sécurité communautaire : tels ont toujours été les buts de Ray Lamarre. Il a connu beaucoup de succès et il persévère à en faire toujours davantage. 

Sergent Jean Lamothe, professionnel chargé de l’application de la loi

Le sergent Jean Lamothe, du Service de police d’Ottawa, croit que chaque personne a la capacité d’assurer la sécurité de son quartier, et que la clé de la prévention du crime est la collaboration. Ceux qui le connaissent bien vous diront qu’il est de cette trempe d’hommes qui n’abandonnent jamais.

Il y a 15 ans, alors qu’il commençait à travailler au service de police communautaire, les résidents du quartier Hintonburg/Mechanicsville cherchaient par tous les moyens à se débarrasser des revendeurs de drogues, des fumeries de crack et de la prostitution. Ils voulaient reprendre le contrôle de leur quartier et de sa sécurité. Ils ont trouvé un champion en M. Lamothe.

Fort de son expérience d’agent de police, il a pris note de leurs besoins. Pour lui, les membres de la communauté avaient droit à un quartier sécuritaire. Il a collaboré étroitement avec l’association communautaire de Hintonburg, les résidents et les entreprises pour les aider à combattre la criminalité dans leur quartier, une étape à la fois. Il leur a fourni les connaissances et les outils nécessaires pour mieux travailler avec la police sur les problèmes de criminalité, évaluer la sécurité communautaire et mettre en place des programmes de surveillance de quartier.

Le sergent Lamothe ne manque pas d’idées. En cherchant des solutions novatrices, il réussit à tisser des liens entre les membres de la communauté. C’est exactement ce qu’il a accompli en travaillant d’arrache-pied pour éliminer le fléau que représentaient les fumeries de crack dans le quartier et a formé un groupe de travail intégré, composé de résidents, d’employés de la Ville et d’agents de police afin de s’attaquer aux propriétés à problèmes. Le projet pilote, baptisé « One House at a Time » (une maison à la fois), avait pour mission d’éduquer les propriétaires sur la location responsable. Le projet ciblait systématiquement les propriétés à problèmes, et leurs propriétaires se sont vus forcés de réparer ces bâtiments. Plus ils y investissaient d’argent, plus la vérification des locataires devenait stricte. Le projet initial s’est transformé en un groupe de travail sur les propriétés à problèmes, et sa réussite a poussé de nombreuses autres communautés urbaines à l’adopter.

Lorsque les résidents se sont mis à exercer des pressions sur la police pour se débarrasser des hommes qui sollicitaient des prostituées, il les a aidés à mettre sur pied une fiche des activités liées au commerce du sexe afin de relever les numéros d’immatriculation des clients potentiels. Il a joué un rôle important dans la mise en œuvre de la « John School », en 1995, a mis sur pied un système de ratissage de la prostitution et, pendant de nombreuses années, a dirigé les opérations sur le terrain, tout en formant des policiers pour qu’ils puissent y participer.

Toutefois, sa route n’a pas toujours été facile. Comme il vous le dira, les résultats ne surviennent pas du jour au lendemain. En fait, c’est un peu comme « vider l’océan avec une petite cuillère ». Mais, 15 ans plus tard, le quartier ne compte qu’une seule fumerie de crack au lieu de 30, les pervers ne font plus le tour du quartier pour suivre de jeunes adolescentes jusqu’à leur domicile, et la communauté connaît un regain de vitalité. La valeur des propriétés a augmenté et de plus en plus d’entreprises s’établissent dans le quartier.

Après 33 ans de carrière, le sergent Lamothe est extrêmement satisfait des résultats. Il attribue une partie de son succès à son chef, à ses collègues et aux membres dévoués de la communauté. « Je ne prends pas tous les honneurs, affirme-t-il. Travailler avec des gens de talent favorise la motivation. »