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Jeunes leaders

Jeremy Dias, jeune leader

Malgré son jeune âge, Jeremy Dias lutte contre la discrimination et la violence depuis longtemps déjà. Au secondaire, il révèle son homosexualité et se retrouve victime de discrimination et de violence tant de la part des élèves que du personnel. À 17 ans seulement, il entame des procédures judiciaires contre son école et le conseil scolaire. Quatre ans plus tard, il reçoit la plus importante indemnisation en matière de droits de la personne du Canada. Jeremy se sert de cet argent pour fonder Jer’s Vision : L’initiative canadienne des jeunes pour la diversité, puis, la Journée en rose, une journée internationale contre l’intimidation, la discrimination et l’homophobie dans les écoles et les communautés.

En moins de cinq ans, Jer’s Vision est devenue l’une des plus importantes organisations de la planète ayant pour objectif la promotion de la diversité. Les programmes Jer’s Vision et Journée en rose collaborent avec les jeunes à l’échelle locale et internationale afin de les encourager à participer aux efforts de promotion de la sécurité communautaire et de la prévention du crime.

Aujourd’hui, Jer’s Vision offre plus de 40 programmes axés sur l’éducation, les arts, la participation communautaire et le soutien des idées émis par les jeunes. Plus de 800 bénévoles sont impliqués dans Jer’s Vision, et l’organisme a travaillé avec plus de 30 000 élèves, l’an dernier seulement. Les organisateurs s’attendent à doubler ces chiffres cette année. En 2008-2009, un million de personnes ont participé à la Journée en rose.

Une des caractéristiques des programmes Jer’s Vision tient au fait qu’ils sont adaptés aux besoins des écoles et cernent les problèmes qui lui sont propres. Ainsi, la programmation peut porter principalement sur des questions de GLBTQ, ou sur des enjeux axés sur la diversité et l’intimidation. La programmation comprend souvent l’éducation par les arts et le mentorat des jeunes par des pairs plus âgés. Cette année, la programmation vise les régions d’Ottawa et du Nord de l’Ontario, de Halifax et ses environs, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

En dehors du cadre des programmes scolaires, Jer’s Vision publie également un journal de poèmes sur la diversité et la discrimination et gère la Troupe de la Lune, une compagnie théâtrale qui monte des pièces pour l’Université d’Ottawa et le festival de théâtre Fringe. L’organisme participe aussi à de nombreuses initiatives jeunesse et à un projet qui appuie les jeunes femmes et encourage les hommes à se questionner sur le sexisme. Jer’s Vision siège à des comités et des conseils d’administration communautaires en plus de donner deux conférences par année en région.

Si on lui demande ce qui le motive, Jeremy vous dira que sa passion pour les solutions fondées sur la communauté et pour l’éducation dans la prévention de la criminalité est animée par le travail d’équipe. Il vous dira aussi qu’il est épaulé par plusieurs bénévoles, employés et membres du conseil de Jer’s Vision, qui travaillent très fort pour mener ces initiatives à bien. Jeremy croit fermement que la responsabilité de prévenir la criminalité incombe à chacun. Il sait que les activités de son vaste réseau d’adeptes sont là pour appuyer ses dires.

Bien que le temps de Jeremy soit aujourd’hui partagé entre ses études en psychologie et en sciences politiques à l’Université d’Ottawa et son implication dans plusieurs autres organisations bénévoles, il continue à occuper le poste de directeur général bénévole de Jer’s Vision. Par ailleurs, il reste fidèle à sa vision selon laquelle compréhension et diversité jouent un rôle indéniable dans la prévention du crime et dans l’amélioration de la sécurité communautaire.

Joshua Zanin, jeune leader

Étudiant à l’Université d’Ottawa et reporter pour The Fulcrum, Joshua Zanin s’est intéressé particulièrement au secteur Côte-de-Sable. Les habitants du quartier composent un tableau des plus variés, des étudiants aux diplomates en passant par des moins bien nantis. À l’époque, Joshua réalise un reportage sur les initiatives de tolérance zéro établies par le service de police ainsi que sur les problèmes de sécurité des élèves. Il relate des cas d’étudiants ayant reçu des amendes qu’ils n’ont pas les moyens de payer. Une patrouille de nuit qu’il effectue avec des policiers se révèle décisive. Il constate de visu les nombreux problèmes qui perturbent la communauté de la Côte-de-Sable, dont les beuveries, les fêtes nocturnes et le bruit excessif. Il se rend compte que les gens ne se parlent pas.

C’est alors qu’il décide d’agir. Dans une chronique du Fulcrum, il fait appel aux deux parties, les invitant à combler le fossé qui les sépare et à tenter d’assainir leurs relations. Il se joint à l’association communautaire locale, Action Côte-de-Sable, et pendant quatre ans, il travaille sans relâche à améliorer le niveau de sécurité communautaire.

Aujourd’hui vice-président d’Action Côte-de-Sable, Joshua croit fermement que la sécurité communautaire ne tourne pas strictement autour des statistiques sur la criminalité. La qualité de vie, la sécurité et la protection en sont des éléments essentiels. Et surtout, il comprend l’importance du sens de la communauté et de la participation de toutes les voix à la discussion.

Grâce à ses efforts, Joshua a réussi à améliorer grandement les relations entre les étudiants, les propriétaires et la police. Il a mis en œuvre le barbecue annuel de bienvenue qui permet aux nouveaux étudiants et aux habitants du quartier de se rencontrer et d’apprendre à se connaître. Il a aidé à tisser des relations solides entre les policiers et la fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa, de façon à ce que les policiers puissent répondre directement aux problèmes de sécurité des étudiants à l’intérieur et à l’extérieur des murs de l’établissement.

Il a également contribué à mettre sur pied le Comité de bon voisinage axé sur les questions de criminalité et de désordre public qui gangrènent le secteur depuis des années. Parmi les membres du comité, mentionnons l’Université d’Ottawa, les représentants étudiants, les résidents, Action Côte-de-Sable, le conseiller municipal George Bédard, le Service de police d’Ottawa et les Services des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa.

Aujourd’hui, les liens entre l’Université, les résidents, les étudiants et les policiers sont solides. Lorsqu’on lui demande pourquoi il persévère malgré les difficultés et les faux départs, Joshua répond simplement qu’il est têtu. Il aimerait que les problèmes soient abordés de façon proactive avant que l’on fasse appel aux policiers ou que l’on ait recours aux Services de règlements municipaux. Même s’il admet qu’on « n’en est pas encore là », il continue de s’engager grandement dans la communauté de la Côte-de-Sable. « La Côte-de-Sable est un quartier unique et excitant, affirme Joshua. Si son passé est riche, son futur reste à être gravé dans l’histoire! »